Descriptif
Vous voici aujourd’hui avec le dernier numéro 63 de GTao entre les mains. L’hexagramme 63 du Yi Jing signifie « déjà traversé ou traversée accomplie ». Cette idée nous donne la mesure d’un aboutissement… En effet, nous voilà proches du franchissement d’une ligne d’arrivée immatérielle, marquant la traversée du cycle complet des 64 hexagrammes du livre des mutations. Cette étape une fois franchie nous réengagera dans un nouveau cycle rédactionnel plein de nouvelles promesses et de surprises…
A cette occasion, nous tenons à saluer et rendre honneur à tous ceux qui nous ont accompagnés et soutenus tout au long de cette aventure rédactionnelle. Et aujourd’hui, plus particulièrement, à Cyrille Javary, véritable « conteur-sinologue », pour avoir ponctué de sa connaissance chacun des numéros parus. Alors, encore merci à toi Cyrille. Et en attendant, plongez-vous dans le dossier « Rites, passages et transformations » pour le retrouver accompagné d’autres auteurs : Paule Lebrun, Georges Charles, Sandie Poussau, Nirmala Gustave, Giovanni Fusetti…
Cette thématique a été choisie par Sandrine Toutard,* archéologue de formation, venue scruter les fondements du Wutao et de la Trans-analyse auprès de l’équipe de GTao. Les qualités acquises lors de ses fouilles archéologiques lui ont donné le regard et la patience nécessaires pour faire émerger l’importance du rituel et de la ritualisation dans nos pratiques. Mais avant de partir dans ce voyage, nous vous proposons d’observer ce que nous avons nommé les « anté-rites », tous ces signes avant-coureurs d’un changement profond ; changement qui se prépare en laissant des signes, des traces deci, delà, à l’insu de notre conscience, tant individuelle que collective. Ces moments sont très souvent vécus ou perçus comme inconfortables, un peu à l’image de ce que nous vivons en ce moment avec la crise financière mondiale. Il en résulte une peur du changement, qui crée à son tour une incapacité à nous appuyer sur la créativité pour la surmonter. Un cycle s’ouvre devant nous tandis qu’un autre s’achève irréversiblement… Et pourtant, nous savons que c’est inhérent à notre évolution ! Nous voilà donc « pris » dans une double contrainte de « mort-renaissance » de laquelle doivent émerger de nouveaux rites. Bien que nous soyons pétris de rites collectifs, nous ne mesurons pas toujours le sens profond des rituels chrétiens et anciennement animistes de notre calendrier. Nous pensons que le rite doit se vivifier, se nourrir au « sein » de notre époque pour re-dessiner et re-définir un sens moderne du sacré. Car le refuge dans ...