Nous prenons de plus en plus conscience que notre corps et notre esprit enregistrent tout, et cet état de fait produit un impact majeur sur notre comportement. Notre corps est le résultat de l’union entre deux cellules venant de deux corps et de deux êtres différents. Ces cellules forment un condensé des mémoires de nos parents, et par là même, des parents de nos parents, et par extension, de nos ancêtres depuis des milliers d’année. Ainsi les milliards de cellules qui constituent notre organisme gardent en mémoire le passé, les expériences et le vécu de nos ancêtres. De même nos pensées, dont une grande partie est directement influencée par notre corps, sont une résultante de ces mémoires ancestrales cellulaires. Celles-ci constituent un flux énergétique puissant qui conditionne tous les aspects de notre vie.
Nous croyons que nos pensées, nos émotions, nous appartiennent, qu’elles émanent de notre personnalité propre. D’une certaine manière, nous pensons les avoir façonnées par notre propre volonté et notre propre vécu. Cette vision est en grande partie erronée. Notre comportement est fortement dicté par notre inconscient, lui-même issu de deux courants principaux :
1 - le flux venant de nos ancêtres (c’est-à-dire de tous les être humains dont nous descendons) ;
2 - le flux “personnel” de notre esprit qui migre de corps en corps (si nous admettons le cycle des réincarnations comme une réalité). Ce flux emmagasine également toutes les expériences de cette vie-ci, et en particulier celles relatives à notre petite enfance.
Le mélange de ces deux flux crée notre “personnalité” qui va évoluer au cours de cette vie présente en fonction des expériences vécues et des orientations, des choix de vie et de notre volonté à nous transformer (ce qu’on appelle aujourd’hui “faire un travail sur soi”).
Nous procréons et transmettons à nos enfants le “flux propre de notre personnalité”. Nous devenons alors les ancêtres de nos enfants qui seront à leur tour façonnés comme nous l’avons été. Et le cycle continue sans fin ; c’est l’un des aspects de la roue du Samsara dont parlent les Bouddhistes Tibétains. Cette roue tourne sans fin, à moins d’un engagement profond pour nous en sortir.
En effet, nous nous croyons libres, mais ce que nous pensons être notre volonté, notre aspiration profonde, n’est que la reproduction de schémas programméschez nos ancêtres : leurs peurs, leurs obsessions, leur égoïsme, leur générosité, leur tolérance ou intolérance, leur ouverture ou fermeture, etc.…
A l’adolescence, naît une remise en cause superficielle des schémas parentaux, mais passé l’âge de 25/30 ans, nous reproduisons en majorité les schémas et comportements qui étaient les leurs. Ce n’est qu’à partir de 50 ans que nous commençons à devenir adultes et que ces flux perdent de leur puissance.
Les traditions asiatiques (comme beaucoup d’autres civilisations) nous disent que l’influence de nos ancêtres va beaucoup plus loin que cela. L’esprit de chacun d’entre eux survit à leur mort physique... [
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