
Chers amies et amis, comment vous exprimer notre joie d’exister sur le chemin du Tao, depuis maintenant 4 ans (n°1, février 1997), œuvrant pour une vision globale du monde. Qui aujourd’hui n’aspire pas à harmoniser son corps -esprit, à ressentir la fraternité humaine ou à retrouver l’osmose avec l’univers ?
Chers amies et amis, comment vous exprimer notre joie d’exister sur le chemin du Tao, depuis maintenant 4 ans (n°1, février 1997), œuvrant pour une vision globale du monde. Qui aujourd’hui n’aspire pas à harmoniser son corps -esprit, à ressentir la fraternité humaine ou à retrouver l’osmose avec l’univers ? Des expressions circulent dans des conversations, des messages publicitaires, comme des bribes de réminiscence d’un état originel oublié: “tout est lié”, “tout est dans tout”, “je sens le soutien de mes ancêtres en moi”, “nous sommes des gouttes d’eau d’un même océan”, “Gaïa, notre Terre-mère à tous”, “c’est tour à tour psychosomatique, holistique, systémique, écologique”, etc. C’est une évidence, notre société aspire à retrouver ce sentiment de globalité. Or, ne vivons-nous pas aujourd’hui dans un monde où dominent la spécialisation et la sectorisation ? Selon l’anthropologue David Le Breton (Cf p. 20 et 66), l’origine de ce morcellement de notre corps social proviendrait des premières dissections corporelles datant de la Renaissance, moment crucial dans l’histoire de l’Occident. Dans le sens d’une vision globale, vous pouvez retrouver dans ce n°20 de printemps une perspective de divers thèmes qui s’interpénètrent dans une totalité vivante : ayurveda, chiropratique, qi gong, shamanisme, anthropologie, médecine chinoise, l’art du sommeil, le kung fu du “pacte des loups”, les déesses Guanyin et Nü Wa, les élixirs floraux… Dans notre dossier spécial Taï Ji Quan, vous découvrirez aussi des pratiquants européens qui, malgré les contraintes imposées par les institutions de leur pays, vivent à fond leur quête d’unité. Attitude encourageante qui honore la mémoire de Lao Zi, l’ancêtre du taoïsme, parti dans les montagnes. Le tao est global, il n’est pas schizo. A l’image du yin-yang qui épouse et unit dans un paradoxe les différences comme l’eau et le feu, le tao est dans tout comme tout est dans le tao. Profitons donc de la poussée de sève printanière pour réinventer ensemble une autre spécialité : amoureux du tao, devenons des spécialistes du globalisme. A quand un maire du “parti globaliste” à la tête de plusieurs villes de France ??!!