Célébrer l’été !

Voici notre recette pour cet été : un zeste de rires et une gorgée d’ivresse. Un étonnant mélange ? Un brin de folie ? Plus simplement, peut-être une évidence. A la maison et en vacances, entre amis et entre amants. Bien sûr, il n’est pas question ici d’ébriété, mais de l’état d’euphorie, voire d’extase si cher aux mystiques dans leur intime relation au sacré et au divin…
Voici notre recette pour cet été : un zeste de rires et une gorgée d’ivresse. Un étonnant mélange ? Un brin de folie ? Plus simplement, peut-être une évidence. A la maison et en vacances, entre amis et entre amants. Bien sûr, il n’est pas question ici d’ébriété, mais de l’état d’euphorie, voire d’extase si cher aux mystiques dans leur intime relation au sacré et au divin.
Oui, quel bonheur de rire, de rires parfois jusqu’à en pleurer, de partager cet instant de lâcher-prise total, d’exultation de toutes les tensions, d’explosion d’énergie franche et généreuse. Quelle ivresse aussi que ces quelques moments qui suivent, quand on reprend son souffle et ses esprits… Et puis, non, voilà le rire de nouveau qui reprend. Et plus je le retiens, et plus il se manifeste. Comme un appel au rire, à la joie, à la célébration. La tête nous tourne un peu parfois, mais c’est de plaisir.
Ce plaisir, cette douce sensation, cette légèreté dans le corps et l’âme quand le rire est parti, et que le silence se pose. Souvenez-vous ces frissons qui affleurent sous l’épiderme. Quand l’état est là, autrement dit, quand le corps est libéré de son emprise mentale et de ses tensions, quant à la profondeur et à la densité de l’énergie s’allie la vibration féconde de la délicate perception d’un plaisir qui nous traverse et nous enivre. Ne serait-ce pas le chemin à suivre et à explorer pour nous autres pratiquants, artisans et artistes corporels ? Parfois, la perception peut même nous sembler trop forte tant son intensité nous transporte comme un élan amoureux qui nous pousse vers les cimes de l’extase, mais dans le même temps notre enracinement nous incarne et nous ramène au sentiment profond d’être vivant. Alors la joie s’installe, une plénitude riante et souriante. Malgré une morosité sociale ambiante, les difficultés personnelles… L’état nous accompagne. C’est peut-être aussi ça la Voie, le Tao.
Les anciens taoïstes ne plaçaient-ils pas d’ailleurs le rire et la joie comme des qualités de la plus haute importance. De nombreuses traditions bouddhistes ont représenté un Bouddha « rieur » comme celui que vous avez découvert sur la couverture de ce numéro. Joie d’être là ? d’être délivré ? Clin d’œil à cette réalité où « quoi qu’il arrive, rien n’arrive » ? A méditer…
Et puis je voudrais parachever cet édito en vous contant cette histoire rapportée par Osho Rajneesh*. Trois moines étaient connus pour leur indissociable et joyeuse amitié. Quand un jour, l’un des trois mourut, tout le village se demanda comment ses deux compères allaient réagir. Quand la dépouille du défunt fut mise au feu, quelle ne fut pas la surprise de tous d’assister à un somptueux feu d’artifices et de contempler les deux amis en train de danser en riant autour du feu, car ils savaient qu’en signe d’au revoir leur ami leur avait réservé une dernière surprise… en laissant dans ses poches des pétards !
Toute l’équipe de Génération Tao se joint à moi pour vous souhaiter un très bel et enivrant été !
* Le Tarot des maîtres d’Osho Rajneesh. www.osho.com