Oui, elle tourne, elle tourne la Terre… Comme nos pensées et nos émotions… Nos attentes et nos espoirs, nos désirs et nos peurs… Nos blessures et nos réussites… Et nous sommes là à dormir, à nous réveiller, à marcher, à courir, à tomber, à nous relever… Nous courons après l’argent, la jeunesse, la plénitude, l’intensité, le bonheur, après l’amour… Ah oui ! Nous sommes si nombreux à courir après l’amour ! Et lorsque nous aimons, nous voulons être aimés totalement, pleinement, absolument… Intégralement. Nos emportements et nos faiblesses, nos rondeurs et nos tensions, nos imperfections et nos silences. Nous voulons être aimés pour ce que nous sommes, pouvoir entendre : « Je t’aime tel(le) que tu es ». Et dans cet espace, nous aimons nous sentir Un. Car c’est bien l’être tout entier qui veut être aimé. Et dans le sentiment amoureux, c’est bien l’être tout entier qui aime : « Qui est traversé et se laisse traverser par l’Amour » — lisez l’article p. 22. Même nos névroses n’y résistent pas… (Hum… Peut-être pas très longtemps !)
Alors, pourquoi diviser, séparer, quand ce à quoi nous aspirons le plus intimement est indivisible ? Pourquoi, dans ce prolongement amoureux, maltraitons-nous la Terre ? Nous sommes pourtant bel et bien totalement et absolument liés à elle… Même l’être le plus rationnel et le plus pragmatique est d’accord sur ce point. Pourquoi continuons-nous à détruire ? A exploiter ? Qui détruisons-nous et qui exploitons-nous vraiment ? Quel processus psycho, organico, neurologico, anthropo-sociologico nous anime ? Tant que nous n’aurons pas véritablement médité sur ces questions, je ne sais pas si nous trouverons de... [
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