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Le guerrier et le lettré

L’épée et la plume

En Chine, les maniements de l’épée et du pinceau sont en de nombreux points semblables. L’art de calligraphier dans l’air ou sur le papier fait appel aux mêmes qualités.

En Chine, le pinceau était l’unique outil pour écrire. Et ce jusqu’aux années 40 du siècle dernier, au moment où le pinceau a été remplacé dans la société chinoise par le stylo occidental. Dans le film chinois Heroes, on montre une scène d’apprentissage dans laquelle le calligraphe tente d’améliorer son niveau d’épée. C’est bien sûr une transposition des arts au cinéma, mais dans la réalité, il existe vraiment une liaison intérieure entre les pratiques de la calligraphie et de l’épée.

L’art de l’épée et du pinceau
Les maniements de l’épée et de la calligraphie sont ainsi en de nombreux points semblables.

Apprendre pas à pas
Pour s’exercer, l’apprenti calligraphe calque dans un premier temps le modèle de calligraphie imprimé en rouge (voir photo), puis décalque le caractère qui est en dessous du papier pour suivre la structure du caractère. Plus tard, il copiera les caractères posés à ses côtés pour mieux étudier et comprendre la charpente du caractère, expérimenter les mouvements du pinceau, et son élan. Enfin, le calligraphe écrira, de mémoire, pour bien inscrire le caractère et sa forme dans son esprit. Dans l’art de l’épée, l’apprentissage est presque identique : le pratiquant apprend d’abord les mouvements, en les copiant et en les répétant. Puis il cherche des liaisons entre les parties du corps avec l’épée. Enfin, apprentissage ultime, avec le yin-yang, il arrange les éléments qui s’opposent et rend l’épée vivante.

Différents styles d’écriture
Aujourd’hui, la calligraphie générale comporte une écriture carrée et régulière, Kai Shu ; une écriture carrée et arrondie aux angles, Li Shu ; une écriture ronde (utilisée pour la gravure des sceaux), Zhuan Shu ; une écriture cursive, Xing Shu ; et une grande écriture cursive, Cao Shu. L’art de l’épée comprend l’épée simple, avec pompon court ou pompon long, la double épée, l’épée à deux mains, le combiné à deux épées. La forme générale se divise en quatre sortes qui peuvent être mises en parallèle avec les différentes écritures.
• Gong Jia Jian : comme le Kai Shu, il y a ici de nombreux mouvements statiques. La posture est digne, stable et solide. Les membres et le tronc sont ouverts, étirés, en équilibre. L’énergie du corps est... [Acheter la version complète]

Infos

Nb de pages : 2
Parution : 04 avr 2007

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Détails

Extrait du mag :
Génération Tao 42
Extrait du dossier :
De la calligraphie du geste à l’écriture martiale

Auteur(s) :
Tunken Wong

Mots-clefs
Arts martiaux, Culture & Société, Mouvement , Chine , Art, Pédagogie, Wushu , Armes, Calligraphie, Guerrier, Littérature, Yin-Yang

Difficulté de lecture
Moyen

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