Lorsque le Père Jean Joseph Marie Amiot (1718-1793), de retour de Chine, présenta à la cour de Louis XV "le Cong-Fou des bonzes de Tao-Ssè",exercices physiques et respiratoires qu’il décrivait dans son ouvrage "Mémoires sur les Chinois", il ne se doutait pas que son travail serviraitde base à la fameuse "gymnastique suédoise" de Per Henrik Ling souvent donnée comme l’ancêtre occidentale de la gymnastique moderne. Le procédé était tellement évident qu’il fut, à l’époque, dénoncé par les propres élèves de Ling. Dally affirma : La doctrine de Ling tout entière, pratique et théorique n’est qu’une sorte de décalque du Cong-Fou des Tao-Ssè.
A l’époque du Père Amiot, le congfou (kung fu !) représentait encore une pratique de santé et il affirmait que l’empereur lui-même faisait pratiquerà ses officiers des "danses martiales tournantes" afin d’affermir leur santé, leur vitalité et leur bravoure. Il serait donc fort étonné que ce "cong-fou", ancêtre historique de la gymnastique occidentale et olympique, soit probablement bientôt considéré comme un sport olympique. D’autant plus que le Baron Pierre de Coubertin (1863 1937), rénovateur de ces Jeux, ne cessait, dans ses discours et écrits, de prétendre la supériorité de la race blanche sur les autres races, et de l’homme sur la femme qui se devait de demeurer au foyer. Il influa jusqu’à son dernier souffle pour que les Jeux de 1936 aientlieu à Berlin, sous la présidence d’Adolph Hitler, et non à Barcelone. Il eut bien évidemment gain de cause et le salut olympique de la délégation française du Front Populaire se confondit allégrement avec le salut nazi sans que personnen’y trouvât à redire.
Un... [
Acheter la version complète]