Au départ, le thé fut considéré comme un médicament. Il était à ce titre utilisé dans la pharmacopée chinoise. Peu à peu, cette denrée rare réservée à l'élite, deviendra la boisson principale de toute la Chine et marquera profondément la culture. Le thé deviendra source de taxes, de plaisirs et de pouvoirs magiques. Durant la dynastie Nanbei (420-590), le bouddhisme favorisera sa propagation. Rapidement, les bonzes ont su utiliser l'effet stimulant du thé pour la prière et la méditation. Ainsi, des plantations se développent de plus en plus autour des temples. Sous cette protection religieuse, cette boisson atteindra un nouveau développement avec de nouvelles variétés, de nouveaux instruments et plus de pertinence dans les usages thérapeutiques.
Quelques siècles plus tard pendant la dynastie Song (960-1127), les bonzes japonais ramènerons dans leur pays, avec l'enseignement du bouddhisme, des graines de théier et les modes cérémoniels pour le boire. L'école bouddhique japonaise, le Zen, intégrera complètement l'art de préparer le thé comme pratiques religieuse. Chaque mouvement est rigoureusement codé et ce, malgré la simplicité que sous-entend le nom donné à la cérémonie : Chanoyu ou littéralement, « eau chaude pour le thé ». C'est tout l'art de toucher l'absolu dans les gestes « simples » du quotidien. Plusieurs arts sont alors intimement liés à cet univers : l'art du jardin, la calligraphie, l'art floral, la tenue... [
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