S’il est une émotion qui peut être tout et son contraire, c’est bien la tristesse. En effet, cette émotion influe sur plusieurs secteurs en même temps. Sa présence légère et occasionnelle rend plus réceptif, plus réaliste et compréhensif. Lorsqu’elle n’afflige pas l’individu, elle favorise l’épanouissement du corps, rapproche d’autrui et stimule l’énergie des poumons.
Ressentir pour comprendre
La tristesse, lorsqu’elle est douce et opportune, est à la fois la matrice de la sensibilité et de la sensorialité. Car l’être humain a besoin de ressentir pour comprendre. Lorsqu’il est touché par quelque chose qui le concerne ou qui concerne une autre personne, il peut éprouver un peu de tristesse, et cela le sensibilise ; dès lors il y a deux possibilités :
• La tristesse se propage-t-elle en renforçant le Qi (l’énergie) du poumon ? L’être la ressent alors parfois fortement, mais elle ne l’affecte pas ou bien peu.
• La tristesse pénètre-t-elle la personne en l’affaiblissant et en la blessant profondément ? L’énergie vitale est diminuée, et la souffrance s’installe pour une durée parfois importante.
Savoir être un peu triste…
En fait, la (bonne) tristesse reconnue par la psychologie chinoise Xin Li® est celle qui n’empêche pas la joie de se manifester, et qui, paradoxalement, va permettre à la joie d’être plus profonde. Le plus étonnant... [
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