Génération Tao - Le mot de la fin… - Articles

Génération Tao, la référence des Arts Energétiques. Cours, stages, articles, vidéos de Taichi, Qi Gong, Arts Martiaux, Pratiques de santé, écologie corporelle. Le must de la culture alternative yin-yang !

Articles » Le mot de la fin…

L’intention qui compte

Le mot de la fin…

Que serait la différence, puisque l’on ne se baigne jamais deux fois dans l’eau d’une même rivière, entre deux actions similaires ? Qu’est-ce qui fait qu’une parole n’est pas la même deux fois de suite ? Qu’est-ce qui fait qu’une forme, prenons le Taiji pour exemple, ne se transforme pas en art notoire, comme une prière répétée inlassablement dans le but qu’elle se réalise ?

Que serait la différence, puisque l’on ne se baigne jamais deux fois dans l’eau d’une même rivière, entre deux actions similaires ? Qu’est-ce qui fait qu’une parole n’est pas la même deux fois de suite ? Qu’est-ce qui fait qu’une forme, prenons le Taiji pour exemple, ne se transforme pas en art notoire, comme une prière répétée inlassablement dans le but qu’elle se réalise ? Peut-être bien l’intention, le Yi, la présence particulière dont nous allons nourrir une pratique. En fait, ce que nous cherchons dans la pratique elle-même. Si nous répétions inlassablement une même journée, et finalement n’est-ce pas un peu ce que nous faisons, il y aurait toujours cette différence marquée du sceau de l’intention, de l’investissement, de l’incarnation dans cette vie. Notre intention fait aujourd’hui l’objet de recherches scientifiques très sérieuses. L'Institut des Sciences Noétiques (IONS), dont Marylin Schlitz dirige le programme de recherche à Sausalito, en Californie est un réseau de scientifiques américains et européens. Des études sur l’alleo-biofeedback y sont consacrées et montrent que l’intention portée d’une personne vers une autre aurait des conséquences sur son rythme pulsatoire, cardiaque, sanguin… Même si ce n’est pas très impressionnant, la modification de la physiologie du receveur est égale à celle d’un sujet qui « s’influence » par biofeedback. Il n’est pas question ici ni de magie ni de télépathie, mais bien du sentiment, du « feeling », de l’ordre de la bonne (ou mauvaise d’ailleurs) vibration : « Je t’envoie tout mon amour », « Je pense à toi avec douceur ». Une intention pure aurait une influence sur l’autre. Sur les autres. Sur nous. Les pratiquants le savent déjà : l’intention sur leurs mouvements, sur un état d’ouverture, de réceptivité et encore d’une présence particulière au moment, à ce qui est fait, dit, cette intention peut changer complètement ce moment, et l’investir au-delà de la personne elle-même. Et au-delà des personnes présentes, si nous imaginons un groupe assez homogène constitué de pratiquants se sachant reliés les uns avec les autres. Et se sachant / voulant relié à tous ceux qui pratiquent, jusqu’à ceux qui ont inventé. Savoir/ vouloir, mais pas par la tête. Encore une fois, ce n’est pas de la télépathie, de la volonté, du contrôle de l’esprit sur le corps dont il est question ici. Dans le mouvement, l’intention, le Yi, donne une direction, en français : un sens. Ce serait un mouvement sensé, mais dont le sens ne serait pas la raison, mais juste l’intention. Exposé comme cela, ça ressemble un peu à « l’œuf ou la poule ». De la nourriture : qu’est ce qui nourrit mon mouvement, ma pratique ? L’intention. Et comment nourrir mon intention ? par la pratique et le mouvement. Si nous nourrissons ce qui nous nourrit, peut-être pouvons-nous avoir un regard différent sur l’art, la relation en général, la nourriture, la planète… c’est une façon d’être acteur, en ayant conscience de l’être. Je ne pense pas, du coup que « l’enfer soit pavé de bonnes intentions », je pense même qu’au contraire, en mettant ce sentiment conscient dans chacun de nos actes, de nos pensées, il est possible de faire de cette terre un véritable paradis. En fait d’entendre et de répondre à ce que notre planète nous envoie avec patience et sans grande écoute de notre part depuis, depuis trop longtemps déjà ! La plus belle phrase que j’ai entendue en matière d’intention est celle d’Ang San Suu Kyi : « si vous êtes sans aide, allez aider quelqu’un » (if you are feeling helpless, help someone). La prix Nobel de la paix de 61 ans a passé les 16 dernières années de sa vie privée de ses libertés fondamentales. C’est une phrase éminemment génératrice, et je suis sûre qu’elle doit aussi marcher avec l’amour, l’écoute, la compassion, le regard, et encore bien d’autres choses qui ne me viennent à l’esprit, mais vous trouverez, je n’ai pas de doute là-dessus.

Infos

Nb de pages : 1
Parution : 21 jun 2006

Acheter

Archiver

Ajouter à la taothèque

Détails

Extrait du mag :
Génération Tao 41

Auteur(s) :
Sandrine Toutard

Mots-clefs
Culture & Société

Difficulté de lecture
Facile

Partager

Faire connaître cet article
Ajouter un commentaire

Mentions légales - Conditions générales de vente - Copyright © 2007 Réalisation : Génération Tao et codesign

Fonctions...

Club Tao | Mon compte | Ma Taothèque | Panier | RSS | Aide