Les sentiments sont réputés empêcher la raison. Certes, les émotions influencent le raisonnement, c’est de l’expérience de chacun. La pensée est rapide quand on est joyeux. Elle ralentit quand on est triste. Mais la traditionnelle opposition entre raison et émotion est-elle justifiée ?
L’intelligence relationnelle
Dans le cadre de la formation continue, les séminaires de relations humaines offrent aujourd’hui de multiples occasions de nourrir ses compétences relationnelles. Mais chaque fois, les stagiaires demandent : « Pourquoi n’enseigne-t-on pas cela à l’école ? ». Peut-être parce que, si le savoir en lui-même est aussi ancien que l’homme, son organisation est relativement nouvelle, tout au moins en
Occident (le Bouddhisme en Orient, développe des connaissances psychologiques fines et des outils de conscience de soi depuis
2500 ans). Peut-être aussi parce qu’un nombre de gens ne veut pas apprendre ce qu’ils considèrent comme inné. Pour eux, la relation, c’est comme marcher ou respirer, ça ne s’éduque pas. Ils veulent rester « naturels ». L’intelligence des rapports sociaux ne
serait-elle pas à mettre sur le même plan que les autres formes d’intelligence ?
QE : quotient émotionnel
Pour Daniel Goleman (auteur du best-seller américain Emotional Intelligence), le règne du QI doit laisser la place à celui du QE (Quotient Emotionnel). « L’ancien paradigme tenait à l’idéal d’une raison libérée de la pression de l’émotion. Le nouveau paradigme nous invite à harmoniser la tête et le cœur. Nous devons comprendre plus précisément ce que signifie : utiliser son émotion intelligemment. »
L’intelligence émotionnelle, selon Daniel Goleman, recouvre des compétences telles que : la capacité de se... [
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