Cette impasse sur la mobilisation ostéo-articulaire est sans doute liée au fait que peu de praticiens l’utilisent au quotidien, laissant ce champ d’investigation aux seuls ostéopathes et chiropracteurs. Sylvain Merveilleux du Vignaux a fait de cette médecine manuelle une spécialité. Il reconnaît que les deux pratiques sont complémentaires. Lorsque l’on évoque avec lui le parallèle entre médecine manuelle chinoise et ostéopathie, il explique avec passion que les techniques chinoises sont bien plus anciennes. Elles ont un objectif commun : traiter la douleur. Et la comparaison peut s’arrêter là car les protocoles de soins divergent rapidement. Pour comprendre le travail du thérapeute, il faut revenir à la définition de la douleur en MTC : « Lorsque le Qi, le sang ou les liquides organiques se bloquent, la douleur apparaît. Toute ma démarche consiste alors à les remettre en circulation. Voilà pourquoi, en MTC, on ne manipule jamais à froid. On effectue, avant toute mobilisation, une séance d’acupuncture, qui agit sur les points des méridiens, puis on pratique un massage profond sur les méridiens tendino-musculaires. Après ce travail, il est possible de traiter les zones de blocages. » Mais il faut faire attention. Il n’y a pas de règles et de protocoles immuables. Massages et manipulations pourront être plus ou moins profonds. Tout dépendra de l’état général du patient et de son bilan énergétique.
Dis-moi où tu as mal…
D’après la philosophie propre à la MTC, l’Homme ne peut exister si et seulement s’il se situe entre le Ciel et la Terre. Partant de ce principe, les Chinois ont divisé le corps humain en trois niveaux : les réchauffeurs. Pour ne pas se compliquer la tâche, ils les ont nommés : supérieur, moyen et inférieur. Ces trois strates correspondent symboliquement au Ciel, à l’Homme et à la Terre. Très concrètement, Sylvain... [
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