Cet article de "l’art de la guerre" de Sun Tse pourrait être résumé ainsi : On ne saurait tenir les troupes longtemps en campagne, sans causer un très grand préjudice à l’Etat et sans porter une atteinte mortelle à sa propre réputation. Ceux qui possèdent les vrais principes ne s’y prennent pas à deux fois. Dès la première campagne, tout est fini ; ils ne consomment pas pendant trois années de suite des vivres inutilement. Ils n’attendent pas que leurs armes soient rouillées pour se lancer à l’attaque. Car, que l’armée soit aux frontières ou qu’elle soit dans des pays éloignés, le peuple en souffre toujours.
Analogies avec la médecine chinoise
• Les troupes de soldats, correspondent à l’énergie de défense (Wei) produite par le gros intestin.
• L’Etat est assimilé à l’énergie vitale du corps humain (Yuan Tchi) et aussi aux entités viscérales, c’est-à-dire la personnalité de l’individu dans son ensemble.
• Le peuple représente toute la structure interne du corps humain dirigée par différents fonctionnaires (voir Gtao n° 8 : "la forteresse cachée").
Le thérapeute dirige ses armées
Tout traitement médical long lèse et porte préjudice à l’économie interne de l’être humain (Yuan tchi). Lutter trop longtemps fatigue l’énergie de défense. Il faut que le thérapeute mobilise au plus vite les troupes pour attaquer la perversité (Xié). L’atteinte mortelle nous renvoie directement au devoir du thérapeute. Il se doit de lutter efficacement contre la maladie. Il est alors le général des armées qui dirige les soldats afin de chasser hors du corps le Xié. Une hésitation, une attente, peut laisser passer le moment "juste" et dans ce cas... [
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