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Violette et pimprenelle

Ce pourrait être le titre d’un dernier enregistrement méconnu de Luis Mariano, mais point du tout : ces deux fleurs de nos contrées, et de bien d’autres, seront le sujet de notre curiosité estivale.

Après la rose et le pissenlit, nous poursuivons notre route au cœur des plantes médicinales d’Europe et d’Orient.

La «petite» et la «grande» pimprenelle
La pimprenelle, au nom maintenant étroitement associé dans les esprits, depuis la célèbre émission télévisée, au marchand de sable, ne jette certes pas de la poudre aux yeux. Son nom scientifique est Sanguisorba Officinalis L. (Sanguisorbe officinale). Il existe en fait une autre espèce de Sanguisorbe : Sanguisorba minor Scop, ou Poterium sanguisorba L., également appelée petite pimprenelle, mais à fleurs plutôt pâles celle-là, alors que notre pimprenelle à nous, que nous dirons «grande» par contraste, possède des fleurs rouge sang foncé tirant sur le marron. On constate d’ailleurs de fréquentes confusions entre les deux dans les ouvrages européens. Pas de risque d’erreur en Chine, on ne connaît que la pimprenelle officinale.
La petite pimprenelle pousse dans les prairies grasses et sèches, de préférence en sol sec. La grande affectionne également les prairies grasses, mais humides ainsi que les sols marneux, argileux, humides ou suintants. Cette différence d’habitat est intéressante à noter, car l’habitat humide de la pimprenelle officinale est en relation avec ses propriétés (pour la médecine chinoise). La petite pimprenelle est la variété employée dans les cuisines italienne et française et possède une saveur qui la rapproche du concombre, avec un arrière-goût de noisette. La grande est officinale en France et en Chine, dans des situations relativement similaires. Elle tire son nom latin de ses propriétés vulnéraires, mais également hémostatiques (sanguis : sang, sorbeo : étancher, endiguer, absorber). Dans l’herbier médicinal européen, elle est donnée comme astringente, apéritive et stomachique, indiquée de ce fait dans le traitement des hémorragies, de la diarrhée (entérites et dysenterie), des pertes vaginales et de la toux. Certains textes citent également des propriétés diurétiques, carminative et antilaiteuse (sic). On utilise la plante entière. Son action vulnéraire l’indique surtout dans les topiques pour les brûlures (mais attention à ce qu’en dit la médecine chinoise, cf. infra), les plaies et plaies atones et les hémorroïdes, voire le prurit cutané.

Utilisée comme hémostatique rafraîchissante en Chine
Dans la pharmacopée chinoise, Sanguisorba Officinalis L., assez répandue dans toutes les provinces du nord et du sud de la Chine, ainsi que sa variété S. off. Longifolia (Bert.) Yu et Li., plutôt originaire des provinces d’Anwei, Zhejiang, Jiangsu et Jiangxi, sont connues sous le nom principal et collectif de Diyu. Cette plante est mentionnée pour la première fois dans l’une des toutes premières matières médicales chinoises, le Shennong bencao jing (Matière médicale du Divin Laboureur), datée selon les sources des Royaumes Combattants (475 à 221 av. J.-C.) de la période Qin - Han (221 av. à 24 apr. J.-C.). C’est pour la pharmacopée chinoise une plante de la classe des hémostatiques... [Acheter la version complète]

Infos

Nb de pages : 3
Parution : 04 avr 2007

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Détails

Extrait du mag :
Génération Tao 29

Auteur(s) :
Patrick Stoltz

Mots-clefs
Santé & Bien-être , Chine, Europe , Médecine chinoise , Aromathérapie, Phythothérapie

Difficulté de lecture
Moyen

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