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Idées au gramme

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L’ « émotion », une onde porteuse

Cyrille Javary vous convie à une passionnante exploration de la richesse unique de la pensée et de l’écriture chinoise. Une introduction de choix à notre dossier consacré aux émotions.

Par Cyrille J. D. Javary


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Extrait de la revue : Génération Tao n°46
Extrait du dossier : Guérissez votre corps émotionnel
Nb de pages : 1

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Descriptif

L’émotion, un flux, le Yi Jing dirait une « onde porteuse ». Dans « émotion », il y a « motion », le mouvement (resté tel en anglais), celui produit par le couplage inopiné entre une perception venue du monde extérieur et l’endroit du cœur où elle nous touche. En chinois aussi, les binômes qui traduisent l’idée d’émotion, comportent le verbe « mouvoir » : dòng (1) — simplifié (2) —. Le plus usuel est gan dòng (3), dans lequel ce mouvement est précisé par le caractère gan (4) qui signifie globalement : sentir, ressentir, éprouver ; émouvoir, toucher, impressionner ; sentiments, impressions. On dira par exemple d’un papier photographique qu’il est gan guang (5), c’est-à-dire, impressionné (gan) par la lumière (guang). Signe global de l’émotion, ce mot est formé de l’association du « cœur-esprit », xin (6), commun à tout ce qui concerne la conscience, avec le caractère xián (7), un mot assez rare dans son sens actuel : « tous ». Il se compose lui-même du signe xu (8) qui représente une sorte de hallebarde avec un trait horizontal souvent interprétée comme l’effet de l’arme. Comme à ce signe dont le sens (rare aussi) est : blesser, le caractère xián rajoute celui de la bouche, kou (9), certains pensent qu’il pouvait avoir pour sens originel : mordre, soit blesser avec la bouche (10).
La brutalité de cette explication contraste pourtant avec d’autres composés de ce mot dans lesquels l’évocation de l’efficacité propre à une arme s’applique comme par infusion dans un processus d’incitation. Surtout parce que c’est ce caractère xián (7) est celui qui désigne le 31e hexagramme du Yi Jing, « INCITER », tout entier consacré à la question de l’amorce provoquant un enclenchement. En composition, avec le mot « sel » (11), il est utilisé pour écrire xián (12), l’idée de « salaison » : tous ces légumes en saumure (13) si prisés des Chinois. Avec le signe du métal, jin (14), il sert pour écrire un des noms de l’aiguille d’acupuncture, zhen (15), le « métal influent », le métal qui propose au corps le même type d’incitation roborative que le sel envers les légumes et le monde envers la conscience.
Or le Yi Jing nous rappelle que c’est « grâce au vide que l’être accompli accueille tous les humains ». Pour qu’il y ait incitation, il faut qu’il y ait ...

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