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Le Taoïsme peut-il se conjuguer au féminin ?

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Les valeurs du Taoïsme

Ariane Buisset, auteur de Les religions face aux femmes paru aux éditions Accarias-l’Originel, nous livre une vision personnelle de la place des femmes et des valeurs féminines dans la société chinoise. Un regard édifiant qui évite les amalgames et remet

Par Ariane Buisset


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Extrait de la revue : Génération Tao n°52
Nb de pages : 4

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Descriptif

Ce n’est un secret pour personne, le taoïsme prône des vertus considérées généralement comme féminines. Il s’agit d’avoir une attitude réceptive plutôt que volontaire, de savoir que la sagesse consiste à s’adapter plutôt qu’à lutter, et que le « vide » est supérieur au plein car c’est de lui que tout surgit et par lui que toute action devient possible. Le Tao tö king dit ainsi (poème XI, éd. Gallimard, trad. de Liou Kia-hway) : Trente rayons convergent au moyeu,
mais c’est le vide médian qui fait marcher le char. On façonne l’argile pour en faire des vases mais c’est du vide interne que dépend leur usage. Ce vide est là avant que les choses ne se différencient, avant que n’apparaissent la dualité yin-yang et les mille noms qui limitent les objets et les êtres. N’ayant pas d’opposé, il n’est ni être ni non-être, et dépasse toutes les catégories.

Les vertus féminines prônées
Fuyant la compétition sociale, méprisant les honneurs et leur préférant la compagnie de la nature, le laisser-faire, la poésie, la tranquillité, le vin et la fréquentation de quelques amis, le sage taoïste paraît plutôt yin que yang, ce qui a mené de nombreux Occidentaux à penser que le taoïsme faisait la part belle aux femmes réelles, contrairement à d’autres religions. Cette idée a été engendrée par l’utilisation poétique de termes utérins comme « la femelle obscure », « l’huis », « la vallée » etc., termes auxquels on attribue les vertus suprêmes menant à l’éveil et pouvant désigner de manière cachée des parties de l’anatomie féminine. Le taoïsme ne parle donc jamais ni de la supériorité du pénis, affirmée dans les religions du Livre, ni de « Dieu le Père » du Fils ou du Saint-Esprit (trois mâles) comme constituant un absolu indépassable. Pas question non plus de l’idée que la femme serait un « homme manqué », chère à la psychanalyse freudienne qui, dans son étrange discours affirme que pour accéder à la créativité, la femme « castrée de nature » devrait se saisir d’un « phallus » symbolique ! Tout cela, sans jamais imaginer que, dans ce cas, l’homme devrait aussi être vu comme une femme sans seins et sans l’incroyable créativité de la matrice. L’Occident religieux ou médical ne définit « le manque » que du côté des femmes.

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