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Yin-Yang

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Une vision dynamique et circulaire

A contre-courant de l’approche aristotélicienne dominante en Occident du tout vrai ou du tout faux, le principe Yin-Yang comprend le monde comme une alternance, une dynamique, un déroulement. Ici, rien n’est figé et rien ne s’oppose. Cyrille Javary, en ex

Par Cyrille J. D. Javary


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Extrait de la revue : Génération Tao n°53
Extrait du dossier : Yin-Yang, une vision dynamique et globale du monde
Nb de pages : 3

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Descriptif

Yin & Yang sont deux mots chinois, en passe de devenir presque des mots français. Et pourtant nous sommes loin d’avoir fait nôtre ce qu’ils ont à nous apprendre. La traduction la plus répandue de ces deux termes est, hélas, la plus fautive : homme et femme, masculin et féminin ! Qu’y pouvons-nous ? De ce triste état de fait, les Chinois eux-mêmes sont en grande partie responsables. Pas tous, bien sûr, mais tout de même, au premier chef, deux grandes dynasties : les Han (- 200 + 200) et pire encore, les Song (10e-13e siècle). Les premiers ont rétréci l’espace social autorisé aux femmes et les seconds ont laissé se transformer en habitude banale l’horrible mutilation des pieds des petites filles. Chacun des deux s’appuyant sur le respect de la tradition et de la culture chinoises, ramenées à un syllogisme dont l’évidente stupidité était telle qu’il emportait l’adhésion de tous : l’homme est Yang, la femme est Yin ; le Yang est extérieur, le Yin intérieur, donc la femme doit rester confinée à l’intérieur de la maison ! Sans vouloir insister plus longuement sur l’injustice stupide et cruelle d’une pareille justification de l’organisation misogyne de la société, soulignons surtout, car c’est ce qui peut nous servir à nous aujourd’hui qui ne sommes pas des Chinois de l’Antiquité ou du Moyen-Age, qu’elle repose sur une profonde perversion de ce que représentent le Yin et le Yang. Mon vénéré professeur Kyril Ryjik qui m’enseignait le chinois (il y a trente ans déjà), disait qu’on ne peut pas espérer comprendre grand-chose à ce que signifie une notion chinoise, tant qu’on ne s’est pas un peu penché sur la manière dont les Chinois l’écrivent.

Un coup Yin, un coup Yang
Mais avant d’en arriver là, remarquons que « Yin » et « Yang » sont de très vieux mots de la langue des paysans chinois, avant même que les lettrés de l’Empire ne leur donnent une forme idéographique. Lors, ils avaient la même signification que des vieux mots de la langue des paysans d’Occident : adret et ubac. Adret, le côté d’une montagne qui est exposé au soleil, là où le soleil « arde », c’est-à-dire chauffe (il nous en est resté : ardent) et ubac, le côté de la montagne exposé au Nord, là où s’amassent les nuages rendant le ciel opaque, qui se disait jadis ubac. Maintenant, il faut ...

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