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Lao Zi

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Le sage non identifié

Lao Zi, le “vieil enfant du taoïsme”, a-t-il réellement existé ?

Par Cyrille J. D. Javary


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Extrait de la revue : Génération Tao n°22
Nb de pages : 2

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Descriptif

S’il y a quelqu’un avec qui l’on aurait eu plaisir à discuter du Tao, c’est bien Lao Zi (Lao Tseu). Hélas, le maître du vide parfait, comme l’appelait un de ses disciples (Lié Zi), pratiquait surtout l’enseignement par l’absence. Autant s’y résoudre tout de suite, même si la nouvelle est un peu dure à avaler : Lao Zi n’a jamais existé. C’est un maître virtuel, un rêve de papillon, comme disait Zhuang Zi, un autre de ses disciples. Déjà en 100 avant notre ère, Sima Qian, auteur méticuleux d’une Histoire de la Chine depuis les Origines, se plaignait qu’à son sujet on ne sache rien de très sûr. Pourtant, si être immatériel n’a jamais empêché un héros chinois d’avoir une histoire, un village natal, voire même un tombeau, dans le cas de Lao Zi, la légende est d’une pauvreté surprenante : un nom ridicule vieux maître ou vieil enfant -nous verrons lequel choisir- et simplement trois anecdotes, si décevantes de banalité qu’elles donnent à chaque fois l’impression qu’elles ne sont là que pour dire autre chose.

“Il était archiviste à la cour royale”.
Voilà qui aujourd’hui fleure son antiquité de bon aloi, mais considérant le fait qu’à l’époque les archivistes étaient des fonctionnaires subalternes, le message est ailleurs. Étant donné que savoir lire et écrire était un privilège nobiliaire, le détail de cet emploi signe l’appartenance de Lao Zi à la petite noblesse rurale, une classe sociale que les changements technologiques (comme par exemple la généralisation de l’usage du fer pour les socs de charrue) sont en train de ruiner définitivement. On s’étonne moins alors de trouver dans le Tao Te King des passages qui se terminent par une nostalgie qu’on qualifierait aujourd’hui de pétainiste, comme : Manger avait alors du goût ; l’habit seyait au corps ; il faisait bon être chez soi ; on appréciait la vie simple ou, Des engins à décupler, à centupler le rapport, on n’en avait pas alors l’usage (Chap. 80*). La précision professionnelle de Lao Zi sera aussi une manière d’affirmer qu’à l’inverse des lettrés confucéens qui ne démissionnent de leur postes officiels que pour critiquer leur souverain du moment, c’est suivant une décision volontaire et selon une critique radicale de l’ensemble d’un système (où il avait pourtant une place confortable) que Lao Zi partira, inaugurant la voie sans compromission qu’après lui suivront les taoïste se faisant ermites. ...

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