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Etre taoïste au présent

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Ca veut dire quoi ?

La pratique peut-elle se contenter de l’imparfait ou d’un vague conte oriental ?

Par Georges Charles


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Extrait de la revue : Génération Tao n°31
Nb de pages : 1

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Descriptif

En Occident, nous avons l’habitude de considérer la création du monde comme terminée, aboutie, mais imparfaite. Cette création se résume donc à quelque chose qui aurait eu lieu jadis, et souvent autre part, et qui, pour évoluer, serait dépendante des caprices de l’évolution. L’être humain est, évidemment, au sommet de cette évolution et peut donc asservir à son gré la nature, sinon l’univers, qu’il modèle à son image. Comme le précisait Montesquieu dans ses Lettres Persanes : Si les triangles avaient un dieu, ils lui donneraient trois côtés. Dans cette hypothèse, ce qui est inanimé est régi par l’évolution, les animaux dépendent de l’évolution et de l’instinct tandis que l’être humain évolue en restreignant ses instincts grâce au développement de son intelligence et, surtout, à l’élévation de sa morale. Ce faisant, il se place au-dessus, pour ne pas dire ailleurs. Il regrette la passé, donc un âge d’or immémorial, et se promet des futurs qui chantent. Entre le passé de la création et le futur de la réalisation, il se contente de gérer le court terme. La compréhension occidentale de l’univers évolue donc entre le conte de fées du temps jadis et la science fiction du temps à venir. Mais l’Occidental se croit réaliste et cartésien. Lorsqu’il traduit ou commente les Textes Classiques de la Chine ancienne, et particulièrement ceux liés au Taoïsme, il se croit donc obligé de reproduire ce schém puisque c’est celui qui lui convient le mieux. Bien que les Chinois n’utilisent pas, et ceci dans les Classiques ou dans la langue moderne, la conjugaison des temps, il se croit obligé de le mettre au passé, sinon à l’imparfait. Un Chinois dira et écrira : «Hier je suis à Paris» ; «il y a six mois je suis en vacances» ; «dans dix ans je suis en retraite», aussi simplement que l’on dit ici : «Je suis né le…» ou : «Untel est mort le…». C’est d’une simplicité enfantine. Or Laozi (Lao Tseu) lui-même propose au chapitre X du Daodejing (Tao Te King), Le livre de la Voie et de sa Vertu, «de redevenir un enfançon». A ce sujet, Te, la «Vertu», avec ou sans majuscule, est étymologiquement «l’efficacité», l’usage pratique que l’on fait de quelque chose, exactement comme la vertu d’une plante médicinale est ce à quoi sert la plante en question, du pouvoir de la plante. Il n’est nullement question ici de morale. La Voie ...

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