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La chronique de Patrick Shan

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Médecine chinoise en terre indienne

Il ne pouvait être lieu plus prédestiné que la clinique de Porcupine (Porc-Epic) pour la mission de soins en acupuncture qui a eu lieu cet été dans la réserve de Pine Ridge, Sud Dakota.

Par Patrick Shan


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Extrait de la revue : Génération Tao n°34
Nb de pages : 1

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Descriptif

Il ne pouvait être lieu plus prédestiné que la clinique de Porcupine (Porc-Epic) pour la mission de soins en acupuncture qui a eu lieu cet été dans la réserve de Pine Ridge, Sud Dakota. A la différence de la Roumanie, cette mission de deux semaines chez les Sioux Lakota se déroula de façon plus intime et plus attentive au respect d’une culture qui, par le passé, n’a que trop souffert des missionnaires de tout poil. Nous n’étions donc que deux praticiens, venus en éclaireurs réaliser le test grandeur nature proposé un an plus tôt au conseil tribal de la clinique de Porcupine : offrir des soins gratuits de médecine chinoise à l’intérieur de la réserve. La même proposition, faite auprès de l’hôpital principal de Pine Ridge, géré par des «blancs», n’avait pas trouvé le même écho. Nos premiers patients furent les membres du personnel soignant de la clinique, ce qui fut une excellente façon de faire connaître cette médecine exotique à leurs yeux. Excellente, mais également risquée, car les pathologies rencontrées ici sont lourdes : diabète, obésité par malnutrition, troubles cardio-vasculaires, tabagisme, alcoolisme, dépression… Autant de maladies endémiques à la vie en réserve, cadeaux empoisonnés induits par un «american way of life» qui n’est pas le leur, et dont ils sont les laissés pour compte. Les soins en acupuncture furent d’autant mieux acceptés par les Lakotas que la moxibustion (c’est-à-dire l’utilisation d’armoise que l’on brûle au-dessus des points d’acupuncture) évoquait fortement l’usage que les Amérindiens font de la sauge dans leurs cérémonies de guérison. Loin de les inquiéter, cette odeur de fumée d’herbe dans les couloirs de la clinique avait pour eux les accents rassurants d’un rituel familier. La mission fut émaillée de quelques belles rencontres, telles celles d’Harvey, un pejuta wichacha (homme médecine utilisant les plantes) intervenant dans la clinique. Initialement réticent à notre venue, Harvey nous observa travailler pendant une semaine, avant de finir par nous confier son lumbago (contracté en dépeçant un bison !), et enfin de nous inviter à une danse du soleil (Wi wanyang wacipi), une cérémonie sacrée Lakota. Une autre rencontre marquante fut celle de Russell Means, l’un des grands porte-paroles contemporains du peuple Lakota, fondateur avec Dennis Banks de l’AIM (American Indian Movement). Le jour de notre départ, Russell Means accepta de se prêter à un entretien dont la richesse eut suffi, à elle seule, à justifier ce voyage, et qui fera l’objet ...

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