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Le samouraï et le cancérologue

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« L’important, c’est de savoir se battre. »

Nous avons rencontré Jean-Marc Descotes, champion de karaté-do et Thierry Bouillet, cancérologue émérite, deux âmes nobles unies autour d’un même combat, la maladie, à travers une association, la C.A.M.I. : Cancer Arts Martiaux et Informations.

Par Jean-Marc Descotes , Thierry Bouillet


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Extrait de la revue : Génération Tao n°41
Nb de pages : 4

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Descriptif

Gtao : Comment vous êtes-vous rencontrés?
Thierry Bouillet : En équipe de France au J.K.A. (Japon Karaté Association) où j’ai été à la fois médecin, secrétaire général puis trésorier. Jean-Marc est arrivé à ce moment là. Il était différent des autres par sa philosophie et son approche de la compétition. J’avais, à l’époque, créé le Karaté club de Neuilly. Les enseignants que j’avais sollicités n’ont pas tenu leurs engagements et j’ai proposé à Jean-Marc de faire un essai.
Jean-Marc Descotes : : De mon côté, je devais enseigner dans un club à Paris mais son dirigeant a signé un contrat et a tout abandonné. Je me suis donc retrouvé en quelques jours sans rien. Thierry m’a dit : « J’ai un petit club à Neuilly, viens donner une heure de cours…». J’ai commencé par créer une section enfants et petit à petit les cours se sont étoffés.

Gtao : Comment est née la C.A.M.I. ?
J-M. D. : Avec Thierry. Il était tellement persuadé que le karaté pouvait soutenir des personnes en situation de détresse, de fatigue ou de maladie. Pour lui, il n’y avait pas de paradoxe entre une pratique martiale et une personne qui avait un problème, quel qu’il soit. J’ai dit oui à sa proposition et nous avons commencé les cours avec trois femmes qu’il a choisies.

Gtao : Selon des critères précis ?
T. B. : J’ai pensé à de jeunes femmes, parce que les hommes cherchent souvent une confrontation physique. Alors que le problème pour les malades n’est pas de savoir comment frapper ou comment donner un coup de pied à quatre mètres de haut, le problème étant de pouvoir exister. Les hommes sont donc arrivés plus tard. Toutes les trois étaient atteintes d’un cancer du sein et avaient aussi été choisies parce qu’elles ne portaient pas de métastases osseuses. On ne connaissait pas alors le risque des fractures. Il faut dire qu’il y a huit ans, le discours était : « reposez-vous ». Nous savions quand même que le sport réduisait les œstrogènes dans le sang, facteurs de croissance des cellules cancéreuses.

Gtao : Et au-delà de cette raison médicale ?
T. B. : Dans son ouvrage, Parcours de reconnaissance, Paul Ricœur dit simplement qu’un être humain, pour pouvoir échanger avec un autre, doit se faire confiance : il doit se faire reconnaître par les ...

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