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Le Shingon-Shu

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L’école de la vraie parole

Moins connu que le Zen, le Shingon-Shu, "école de la vraie parole", est pourtant l’un des plus importants courants bouddhiques du Japon. Il est représenté par vingt mille moines, douze mille temples et dix millions de fidèles.

Par Florent Loiacono


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Extrait de la revue : Génération Tao n°23
Nb de pages : 2

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Descriptif

Le Bouddha vécut en Inde au 5e siècle avant Jésus-Christ. Son enseignement se développa et évolua avec le temps au niveau de la pratique et de la théorie. Vers le 2e siècle, le brahmane Nagarjuna se convertit au bouddhisme et assimila certaines pratiques de l'hindouisme, comme l'usage des sons sacrés (mantra) et des rituels de consécration des rois (abiseka). Grâce à une lignée de maîtres et de traducteurs, cet enseignement parvint au 8e siècle au Japon. Il se synthétisa au Shinto et les "nouveaux génies" (bouddha) furent assimilés aux dieux de la religion animiste japonaise (kami). C’est ainsi que le Shingon-Shu finit de se structurer sous
l’influence du grand maître Kukaï (774-835), appelé aussi Kobo-Daïshi ("le grand instructeur").

Le Shingon-Shu
Le fondateur du Shingon-Shu serait l’inventeur du syllabaire Kana. Il était aussi écrivain, calligraphe, peintre, architecte et sculpteur. C’est à titre posthume que l’artiste fut nommé Kobo-Daïshi, "grand maître instructeur". Au Japon, il est considéré comme le père de la culture classique, un esprit universel qui a influencé toute la civilisation japonaise par ses réformes sociales, ses œuvres artistiques et littéraires. Il fonda la ville sainte de Koya-san et le temple du Toji à Kyoto. Sa personnalité le fit aimer et vénérer du peuple jusqu’à nos jours.

Shingon et Zen
Le Shingon est le bouddhisme le plus ancien du Japon, mais les pratiquants d’arts martiaux connaissent souvent mieux le Zen que les autres formes de bouddhisme. La raison en est simple : le Zen (Ch'an en chinois) fut établi par Bodhidharma en Chine. Ce dernier serait également à l'origine de dix-huit techniques de combats (celles du fameux temple de Shaolin) dont découleraient la plupart des arts martiaux pratiqués de nos jours. Plus tard, au Japon, de grands maîtres de Zen enseignèrent le bouddhisme à de valeureux guerriers, comme le fit Soho Takuan (1573-1645) avec Yagyu Tajima No Kami Munenori du clan des Yagyu (samouraïs et ninjas aux ordres des Tokugawa), le célèbre Miyamoto Musashi, et même le Shogun Iemitsu Tokugawa.Ainsi le Zen influença de plus en plus l’esprit qui sied à la pratique des Bu-jutsu ("art de guerre") en général, et au Ken-jutsu ("art du sabre") en particulier.

Les divinités protectrices
Mais les chefs de clan avaient aussi des petits temples où ils priaient, soit des kami (les dieux de la nature) et leurs ancêtres, ou encore les divinités protectrices du Shingon. Les Fujiwara avaient ainsi ...

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