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Descartes contre Lao Zi

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Descartes (1596-1650) mérite à juste titre d’être considéré comme un des plus grands génies de l’Occident tandis que Lao Zi (VIème siècle avant J.C.) est sans doute le sage le plus profond d’Extrême-Orient.

Par Jean-Luc Berlet


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Extrait de la revue : Génération Tao n°9
Nb de pages : 1

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Descriptif

Descartes (1596-1650) mérite à juste titre d’être considéré comme un des plus grands génies de l’Occident tandis que Lao Zi (VIème siècle avant J.C.) est sans doute le sage le plus
profond d’Extrême-Orient. L’opposition entre Descartes et Lao Zi nous paraît d’autant plus intéressante qu’elle est radicale. Les deux personnages sont aux antipodes l’un de l’autre au sens propre comme au sens figuré. Ils incarnent l’opposition entre la pensée française et la sagesse chinoise, la connaissance rationnelle et la connaissance intuitive, l’exaltation de l’artifice et la fidélité à la nature. D’autre part leur influence respective sur la culture occidentale et extrême-orientale est immense. C’est en grande partie sous l’effet de l’influence cartésienne que l’Occident se caractérise par une constante volonté de conquêtes extérieures se manifestant par les progrès de la science et de la technique. Et c’est le taoïsme bien plus que le confucianisme qui est à l’origine du souci d’intériorité extrême-oriental manifesté par des pratiques comme la méditation, les arts martiaux ou la médecine naturelle. Il se trouve que Descartes comme Lao Zi sont des pionniers de deux grandes formes de médecine aussi différentes que complémentaires. La médecine occidentale largement redevable au mécanisme cartésien est relativement performante dans le soin des maladies ou des lésions graves grâce à la chirurgie, mais elle est très limitée dans la gestion du bien-être corporel des hommes constamment miné par toutes sortes de troubles. A l’inverse, la médecine chinoise est limitée en ce qui concerne les maladies graves, mais elle excelle pour la guérison des troubles infiniment plus nombreux qui minent autant la santé de notre corps que celle de notre âme, et ce grâce à une approche holistique de la vie humaine. Tandis que Descartes considère le corps comme une machine dont on peut remplacer les pièces défectueuses, d’où son rêve d’immortalité, Lao Zi le considère comme un reflet ou une ombre de l’âme avec laquelle il ne fait qu’un, d’où pour lui la réalité de l’immortalité. Philosophiquement, l’opposition entre le cartésianisme et le taoïsme peut se résumer à l’opposition entre le dualisme et le monisme. En séparant radicalement l’esprit et le corps, le cartésianisme a posé les jalons de la schizophrénie occidentale. Qui plus est, la physique actuelle semble de plus en plus donner raison au taoïsme... Alors, Lao Zi vainqueur aux points ? ...

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