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La pensée dans le Tai Ji

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Entretien avec Eric Caulier

En tentant d’établir un pont entre l’Aïkido (art japonais), et le Taï Ji Quan (art chinois),deux pratiquants évoquent l’idée d’une pensée émanant de l’intelligence du corps.

Par Michel Orzagh , Eric Caulier


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Extrait de la revue : Génération Tao n°9
Nb de pages : 3

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Descriptif

Michel Orszagh : En 1983, Henri Blanquart, aikidoka 6ème dan a donné en France une conférence à propos de sa discipline. Je l’ai trouvée très intéressante car, à plus d’un point de vue, l'Aïkido a des points communs avec le Taï Ji Quan. Le premier point commun est qu'il s'agit d'un art martial interne d'origine chinoise destiné à la cour impériale. Le deuxième est le fait que l'Aïkido utilise la force interne grâce à ce que H. Blanquart appelle “l'intelligence du corps”. Pour lui, ce n'est pas le réflexe que l'on recherche, mais le jaillissement de la force (le Ki ou Qi) accumulée dans le Hara (Dan Tian) qui va provoquer quelque chose de non contrôlé.
L'intellect doit donc obligatoirement être déconnecté pour arriver à ce résultat. Le 3ème point que je relève est que l’Aïkido comme le Taï Ji Quan est un art défensif. Du point de vue technique, dans les deux disciplines, on utilise la force de l'autre en l'amplifiant. J'ai souhaité approfondir, au cours d’un entretien avec Eric Caulier, l'aspect du mental décrit par Henri Blanquart : "Il est essentiel de déconnecter l'intellect... le maître voit mais ne regarde pas. Son regard est impassible, son mental est stable, à tout moment..."
Eric Caulier : Parler de l’Aïkido comme d’un art martial interne chinois est un raccourci quelque peu irrégulier. Dans les arts martiaux traditionnels, on considère différents niveaux de maîtrise : la maîtrise technique, la maîtrise énergétique et puis, la maîtrise unifiée de la technique, de l’énergie et du mental. Le fondateur de l’Aïkido aurait, selon certaines sources, atteint le premier niveau (relativement rares sont les personnes qui atteignent ce niveau) quand durant son périple en Chine, il découvrit les arts martiaux chinois. Son nom a été retrouvé dans des écoles traditionnelles de Bagua Zhang (paume des 8 trigrammes). Ceci signifie indubitablement qu’il lui a effectivement été transmis l’enseignement d’un art interne chinois. Le Bagua Zhang et les techniques que Ueshiba avait antérieurement apprises au Japon lui permirent de créer l’Aïkido.
Je souhaiterais d’autre part nuancer le côté self-défense de l’Aïkido et du Taï Ji Quan. Sur un certain plan, le fait de pouvoir garder son calme, de rester maître dans une situation, permet de désamorcer une situation explosive.
Maintenant, il ne faut pas prétendre ce qui n’est pas. Mieux vaut ne pas se trouver face à quelqu’un d’entraîné pour le ...

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