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Le corps, arbre machine?

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Une approche par le Ba Gua Zhang

Toute pratique corporelle s’adosse à une représentation du corps qui lui donne à la fois son sens et son efficacité. Un effort de type anthropologique ou philosophique est souvent salutaire pour s’y retrouver. Exemple ici avec les métaphores du corps-arbre et du corps-machine dans la pratique du Ba Gua Zhang.

Par Jérôme Ravenet


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Extrait de la revue : Génération Tao n°33
Nb de pages : 3

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Descriptif

La Chine utilise pour penser le corps humain des métaphores qui sont différentes de celles que nous utilisons en Occident. Une large diffusion des notions fondamentales de la Médecine Traditionnelle Chinoise a déjà fait connaître la métaphore politique célèbre pour avoir illustré avec éloquence les résonances du macro et du microcosme : le corps comme un empire dont le Cœur est l’empereur, le Foie le général, le Poumon le ministre, le Rein le trésorier, et la Rate le cuisinier. La métaphore végétale est aussi d’un emploi très courant dans le domaine de la M.T.C. (cf. les lois Ben-Biao, tronc-extrémités, et Gen-Jie, racines-articulations) et sert de manière très concrète à l’apprentissage d’un grand nombre de techniques gestuelles — notamment dans le domaine des arts internes (voir notre séquence de dao yin en page 50, ndlr) —. Dans l’école Cheng du Baguazhang (école du Me Liu Jing Ru), l’image de l’arbre est une métaphore très présente. Pour mieux en saisir l’originalité, on pourra lui opposer la métaphore mécaniste et cartésienne des animaux-machines. Selon cette optique, le corps vivant est pensé comme une totalité artificielle fabriquée en additionnant diverses parties indépendantes les unes des autres : la métaphore de l’arbre souligne au contraire l’unité organique du corps ou, si l’on veut, l’antériorité du tout sur les parties et l’unité du corps avec le réel dans lequel il s’enracine.

L’arbre du Ba Gua Zhang
Dans l’école Cheng du BaGua Zhang, la marche se pratique sous la forme d’une déambulation circulaire, nommée Bagua Tangni Bu, le «Pas du Ba Gua dans la boue» ; souvent les exercices s’accomplissent autour d’un ou de plusieurs arbres. Les arbres sont avant tout une présence physique servant de modèle : le corps est comme un arbre et certains gestes portent des noms qui illustrent cette exigence ; par exemple la très fameuse position Kushu pan gen, «racines de mûrier». D’une manière générale, les jambes et les pieds sont les racines ; l’abdomen et le torse forment le tronc ; les bras et les mains sont les branches. Il y a toutefois des exceptions : les mains, spécialement les doigts, peuvent être considérées plutôt comme des racines. Ainsi dans la «marche du Tigre» (Meng Hu Ch Shan), les paumes des mains tournées vers le sol enracinent les bras dans la terre par le point Lao Gong, 8MC (l’un des fameux 13 points Gui de Sun Si Miao, à peu ...

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