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Le Taiji scie les barreaux

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Tentative d’évasion réussie !

En France et en Belgique, des enseignants de Tai ji Quan ont réussi à imposer la pratique des arts martiaux internes en milieu carcéral. S’ouvrir, libérer ses blocages, canaliser ses émotions, même derrière les barreaux, c’est possible. Témoignages.

Par Catrin Pasquet


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Extrait de la revue : Génération Tao n°35
Extrait du dossier : Le Tao s’invite dans l’action humanitaire
Nb de pages : 3

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Descriptif

Un soir de décembre 1997, à la sortie de Melun, en Seine-et-Marne, un adolescent force un barrage de police à bord d’une voiture volée. Les forces de l’ordre tirent et le jeune homme est tué. Il s’ensuit une série d’émeutes dans l’agglomération. Une révolte profonde éclate dans certains quartiers dits sensibles : voitures incendiées et saccages en tous genres. Dammarie-les-Lys est le lieu où je pratique le Taiji depuis plusieurs années. Ce jour-là, je ne comprends pas ce qui se passe. A la sortie du cours, nous croisons des cars de CRS et certaines de nos voitures sont en flammes. Ces événements me font prendre conscience de l’environnement dans lequel se trouve la salle de pratique. Le contraste entre la séance qui vient de se terminer et la violence extérieure m’amène à me demander comment le Taiji, qui, pour moi, a été une source d’apaisement, de reconnaissance de l’autre, et une canalisation de mes émotions, pourrait aider ces personnes en situation extrême. Quelques semaines plus tard, la municipalité organise une grande réunion avec les associations de la ville et ses autres partenaires. Il y est question des émeutes, et de proposer des activités aux jeunes des quartiers ; la violence commence tout juste à retomber. On propose du football, du roller, de l’aviron… C’est à l’occasion de cette réunion que je rencontre le directeur de la prison centrale de Melun, qui trouve le Taiji très intéressant, lui qui a déjà instauré des cours de yoga dans sa prison depuis cinq ans. Il vient alors avec l’équipe socio-éducative de la prison assister à un cours. Il ressort convaincu des bienfaits du Taiji pour les détenus, trouvant particulièrement convaincant le travail avec un partenaire pratiqué dans le respect de chacun, la non-violence et la non-opposition. Son départ à la retraite freine le processus d’intégration.

Je rentre dans l’inconnu
L’administration pénitentiaire est un excellent moyen pour apprendre la patience. Après deux ans de dossier, de devis, de réunions, me voilà devant la grande porte de la maison d’arrêt de Melun. Elle s’ouvre, je rentre dans l’inconnu : contrôle d’identité, passage sous le portique électronique, affaires personnelles à la consigne, remise des clés de la salle de cours et me voilà enfermé avec une liste de huit personnes. Je sais où se trouve la salle de cours mais comment fait-on pour faire venir les détenus ? Finalement, les « gars » arrivent, me ...

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