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La chronique de Patrick Shan

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A quand un Gault et Millau de la santé ?

Je ne sais pas vous, mais moi, lorsque je suis malade, j’angoisse. Pas à cause de la maladie, non, à cause du médecin. Dénicher un bon médecin, à l’instar d’un bon garagiste ou d’un bon plombier, ce n’est pas une sinécure.…

Par Patrick Shan


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Extrait de la revue : Génération Tao n°32
Nb de pages : 1

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Descriptif

Je ne sais pas vous, mais moi, lorsque je suis malade, j’angoisse. Pas à cause de la maladie, non, à cause du médecin. Dénicher un bon médecin, à l’instar d’un bon garagiste ou d’un bon plombier, ce n’est pas une sinécure. D’autant que ce spécialiste-là, c’est tout de même notre santé, et parfois notre peau, que nous lui confions : le choisir dans les pages jaunes donne parfois l’étrange impression de jouer à la roulette russe. Si son diplôme prouve qu’il a su certaines choses à un moment donné, il ne nous dit pas ce qu’il reste de ce savoir, ni comment il s’en sert. Perle rare ou danger public ? Il n’y a guère que l’expérience de ceux qui sont déjà passés entre ses mains pour nous l’apprendre. Mais cette expérience, où la trouver ? Pourquoi pas dans une sorte de Gault & Millau de la médecine, distribuant sur la foi et la preuve des expériences heureuses ou malheureuses vécues, caducées ou cercueils, comme d’autres mettent des étoiles, des fourchettes ou des fioles de poison ? Un appel d’offre est lancé…
La médecine est à l’origine, et par essence, une profession de service. C’est dans cet esprit que les médecins prêtent le serment d’Hippocrate, et souscrivent à un code de déontologie indiquant que dans ce domaine plus encore que dans d’autres, le client, pardon, le patient, est normalement roi. Il en va pourtant très différemment dans la pratique, où l’on peut constater que ces valeurs sont souvent oubliées, voire inversées, le médecin affichant une auréole de toute puissance face à un patient ignorant de la maladie qu’il porte. Et, n’en déplaise à Hippocrate, tend à en abuser. Il y a quelques années, le rapport Béraud, médecin chef de la Sécurité Sociale, indiquait que lorsqu’un patient vient consulter et commence à exposer son problème à son médecin, ce dernier l’interrompt en moyenne au bout de... 18 secondes. Telle est la réalité quotidienne d’une médecine qui, au nom de l’efficacité et du rationalisme scientifique, fait souvent le choix discutable d’écouter la maladie sans entendre le malade. «Je ne te demande pas ton pays, ta religion. Tu souffres, cela suffit. Tu m’appartiens, je te soulagerai.». Comble d’une médecine autoritaire et paternaliste, cette citation de Pasteur prouve que nous sommes, depuis longtemps déjà, passé du client roi au patient captif. Quand ce n’est pas à la victime silencieuse et impuissante, sacrifiée sur ...

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