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Denis Marquet

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« Une Voie de sensations… »

Quand la pensée occidentale rejoint les voies de l’Orient… Denis Marquet nous entraîne dans une quête personnelle de la vérité : la justesse d’une spontanéité, l’accomplissement de soi, de l’être et de l’humanité. Rencontre avec un penseur résolument de n

Par Denis Marquet , Delphine Lhuillier


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Extrait de la revue : Génération Tao n°58
Nb de pages : 3

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Descriptif

GTao : Comment décririez-vous votre cheminement ?
Denis Marquet : Mon trajet consiste à suivre une spontanéité ; elle ne se révèle pas toujours juste mais, pour savoir si elle l’est, il faut d’abord que je la suive. Cela rend parfois difficile de bâtir des choses durables, mais cela me permet de me construire et de me trouver davantage. Mon chemin consiste à coïncider de plus en plus avec le mouvement de la vie, et de moins en moins avec les mouvements pulsionnels qui apparaissent comme des réactions psychologiques à des héritages ou à des choses reçues.

GTao : Trouver l’action juste au moment juste… C’est très taoïste ! Comment nourrissez-vous cette voie dans votre quotidien ?
D. M.  : C’est une voie qui consiste d’abord à sentir. Notre personnalité est fabriquée de multiples réflexes qui nous empêchent de sentir : parce qu’il y a des blessures et des souffrances en nous dont on cherche à se soulager. Il s’agit de localiser les comportements qui ont pour objectif l’anesthésie et de les lâcher autant que possible. Au quotidien, cela signifie sentir au maximum, parce qu’à partir du moment où j’arrive à toucher mon « sentir », je me rends compte que mes sensations sont acte. Et la spontanéité vient de là. Mais il existe deux formes de spontanéité. D’une part, la spontanéité pulsionnelle qui est un réflexe anesthésiant. Par exemple, si on m’humilie ou me provoque, je réagis en donnant un coup-de-poing. Cette réaction a pour but de m’empêcher de ressentir un sentiment d’humiliation, qui plonge peut-être ses racines dans des expériences d’enfance. Je fais mal pour me soulager. D’autre part, la spontanéité juste, qui passe par une neutralisation de la spontanéité pulsionnelle, pour coïncider avec mes propres sensations. De ce sentir va alors naître un autre type d’acte qui est ajusté à la situation. Cet acte va me surprendre et va sans doute aussi surprendre autour de moi. C’est un des signes de la justesse. L’acte spontané n’est pas programmé à l’avance par les causes et les effets d’une situation, il crée du nouveau.

GTao : C’est difficile de trouver le « sentir juste » ? 
Dans la voie martiale, c’est trouver l’ouverture et la faille en développant notre instinct.
D. M.  : L’instinct nomme la spontanéité de l’animal. L’homme, lui, a besoin de travailler pour trouver la spontanéité juste. Ce n’est pas pour rien si les arts martiaux ont souvent été créés en observant le comportement animal.

GTao ...

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