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Idées au gramme

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Un fils du ciel autour de la terre

Le chinois n’est pas une langue, c’est une écriture. Unique au monde, cette particularité enrichit le dialogue avec les Chinois, mais parfois aussi le complique. Car la simple traduction d’un caractère en mot ou d’un terme en caractères écrête l’informati

Par Cyrille J. D. Javary


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Extrait de la revue : Génération Tao n°31
Nb de pages : 2

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Descriptif

Si tout ce passe comme prévu, les Chinois vont très prochainement lancer une fusée spatiale habitée. On risque alors de beaucoup parler de ce premier Chinois à avoir voyagé dans l’espace, mais on risque aussi de voir une certaine cacophonie dans la manière dont il sera désigné, tout comme dans la prononciation des noms que les Chinois ont donnés à leurs différents engins. Pourtant, avec une discrétion tout asiatique, ces noms en disent long sur les rapports que la Chine entretient entre son passé et son futur.

Taïkonaute ?
On lit parfois dans des articles spécialisés que les pilotes chinois de l’espace sont des «taïkonautes». C’est un drôle de mot, un hybride étrange résultant de l’accouplement d’un terme grec : nautes, «navigateur», qui nous a donné «astronaute», «cosmonaute», voire «spationaute», et d’un binôme chinois, tai kong, qui est une des manières de désigner le cosmos.
Ce doublet est formé de deux idéogrammes, d’abord : tai, qui est une sorte de superlatif de «grand» , que l’on retrouve par exemple dans : tai yang : le «suprême Yang» (c’est en effet le Yang de Yin-Yang), c’est-à-dire le «soleil». Et ensuite, kong, qui signifie : «vide», «espace vide», qui est lui-même formé de l’association de deux idéogrammes : le premier étant la représentation d’un vieil outil servant à damer le sol devenu le signe général du travail (et des travailleurs), et le deuxième dont le sens d’origine désignait les «trous», les grottes dans lesquels s’installaient les hibernants pour leur sommeil hivernal. Ceux-ci intriguaient beaucoup les Chinois qui se demandaient d’où ils pouvaient bien tirer leur énergie vitale. Ils ont pensé alors qu’ils devaient choisir des replis de terrains particuliers où le flux constant de l’énergie terrestre devait affleurer; c’est pour cette raison que le nom de ces «trous» est celui qui fut donné à ce que nous appelons les «points» d’acupuncture, ces endroits où l’énergie vitale animant le corps humain affleure, et où donc elle peut être stimulée et sollicitée par les aiguilles du praticien.
De là est également venue l’idée de rechercher cette énergie du sol pour s’y installer. A l’époque néolithique, les Chinois préhistoriques avaient l’habitude de s’installer dans des cabanes semi-enterrées, d’où dérive le sens premier du caractère kong : le «vide», «creusé», «damé» dans le sol pour y aménager une habitation surmontée d’une toiture. Tout naturellement donc le vide intersidéral, l’espace cosmique est donc désigné comme tai ...

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