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Idées au gramme

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République et Harmonisation

Le chinois n’est pas une langue, c’est une écriture. Unique au monde, cette particularité enrichit le dialogue avec les Chinois, mais parfois aussi le complique. Car la simple traduction d’un caractère en mot ou d’un terme en caractères écrête l’informati

Par Cyrille J. D. Javary


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Extrait de la revue : Génération Tao n°21
Nb de pages : 1

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Descriptif

Dans une république, le pouvoir est détenu en dernier ressort au peuple. Les républiques de l’antiquité assuraient leur production grâce à une multitude d’esclaves au service de citoyens libres qui participaient à la gestion de la société soit directement comme dans les villes grecques, soit par délégation comme dans la république romaine. Le moyen âge a connu des républiques dans les villes italiennes, helvétiques et hollandaises, mais c’est à la fin du 18° siècle que naît l’idée moderne de république, en 1785 avec l’indépendance des États-Unis. Durant la révolution française, il fallut la trahison du roi et sa fuite en 1792 pour rejoindre les troupes contre-révolutionnaires rassemblées par les aristocrates à Coblence pour qu’elle se réalise. En Chine, elle fut instaurée le dixième jour du dixième mois de l’année 1911, par l’opiniâtre Sun Yat-Sen qui avait chassé les occupants Mandchous.
Mais quels idéogrammes choisir pour nommer cette forme de gouvernement si totalement étrangère à la tradition chinoise ? Res publica, la chose publique, convenait mal car justement la caractéristique du système impérial était que l’ensemble de ce que nous appelons la fonction publique, enseignement, justice, armée, police, aménagement du territoire, etc., était géré par la caste des lettrés. Pour marquer la rupture avec ce fonctionnement, on appela la république : “min guo” : le pays “guo” (gouverné par l’ensemble) du peuple “min”. Cela tombait bien parce que justement le parti de Sun Yat-Sen (le K.M.T.) avait pour nom “guo min dang“ le parti “dang” nationaliste “guo min” parce que au service du pays guo et du peuple “min”.
Cependant, pour les paysans (95 % de la population à l’époque) ce nom ne correspondait pas à grand-chose car ils avaient l’habitude que les affaires du village soient réglées par le conseil des anciens (courez voir "Les Démons à ma Porte" de Jiang Wen pour en voir une merveilleuse illustration), et les affaires du pays le soient bien au-dessus de leurs têtes. Il fallait donc une appellation plus concrète pour enraciner l’idée républicaine, ce fut “gong he guo” qui évoquait un état “guo” où la fonction d’harmonisation “he” , jadis dévolue au souverain (comme le montre bien l’utilisation de ce mot dans les noms des bâtiments les plus importants du palais impérial ) était désormais mise en commun “gong” . Cela tombait bien parce que justement le parti communiste avait pris comme nom “gong chan dang” le ...

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