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Réveiller notre « animalité »

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Frayer le naturel vers notre épanouissement

L’essence d’une véritable écologie corporelle passe par la reconnaissance et le réveil en chacun de nous de toutes les étapes de notre évolution et de l’évolution de la vie. Visite au cœur de notre humaine animalité…

Par Arnaud Mattlinger , Marie Delaneau


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Extrait de la revue : Génération Tao n°58
Nb de pages : 4

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Descriptif

Respirer, bouger, danser, activer le souffle, la transe, me laisser porter par mon animalité. Jouer de liberté, de mouvement, de découverte de nouvelles sensations, m’émerveiller. Célébrer la création en moi, défaire les habitudes, dépasser ma pensée par le corps, pour frayer le naturel vers l’épanouissement. Il faut du mouvement à la pensée dirait Bergson. Et si les arts corporels, en éveillant notre animalité, étaient une voie d’évolution ?Réveiller notre « humaine animalité »Dans les sociétés modernes, l’Homme se donne une place à part, à l’écart de la nature et du monde. C’est ainsi que l’on trouve dans les dictionnaires que l’animalité est opposée à l’humanité et à la spiritualité. Alors que Darwin nous replace dans le règne animal, nous ne pouvons envisager notre humanité si nous n’acceptons pas pleinement notre animalité. 
La culture de l’homme blanc, que j’ai reçue en héritage, est majoritairement nourrie de christianisme et de cartésianisme. La scission entre l’homme et la nature est une des caractéristiques de cette culture. Elle a notamment deux sources qui sont les légendes bibliques de la création divine et le « cogito ergo sum ». La Génèse postule une création de l’homme à part du reste de la nature, le 5ème jour. Descartes quant à lui, a ouvert la voie de la vision mécaniste du corps, réduisant pour beaucoup l’esprit (souffle) à la pensée. C’est occulter que la pensée se nourrit de sensations, de perceptions. Ainsi, la nature non ressentie, considérée comme inerte, est devenue un objet de l’homme moderne, du « ça »*. Encore aujourd’hui, la pensée écologique en nommant l’environnement, le maintient extérieur à nous, et ce, malgré tous les efforts pour justement remettre la nature au cœur de nos vies (urbaines). Il y a une différenciation, une scission entre l’Homme et le reste. L’homme moderne s’est coupé de sa nature, l’esprit devenu raison n’a plus de sensations.Cette séparation homme/nature et pensée/corps revue par un œil taoïste est une voie d’exploration. La vision taoïste distingue l’esprit subtil et le corps matière, mais les garde unis au sein du yin-yang. Ainsi corps et esprit se mobilisent l’un l’autre et deviennent l’un l’autre. Pour retrouver cela en nous, il est nécessaire de considérer et de pratiquer une forme d’écologie corporelle qui permet de réintégrer la matière et l’éther, l’espace extérieur (environnant) à l’espace intérieur, et vice-versa. Fusionner, unifier ces deux dimensions de l’être. Il est nécessaire de reprendre contact avec le souffle vital ...

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