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L’anthropologue du corps

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David Le Breton

David Le Breton, sociologue , anthropologue, professeur à l’université de Strasbourg, œuvre depuis près de 20 ans à redonner une âme au corps dans un monde occidental marqué par le dualisme homme-corps, issu de l’héritage philosophique de Platon et de Des

Par Manikoth Vongmany , David Le Breton


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Extrait de la revue : Génération Tao n°20
Nb de pages : 2

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Descriptif

Gtao : David Le Breton, vous avez écrit une dizaine d’ouvrages sur le corps et les conduites à risque. Pourquoi cette question occupe-t-elle cette place dans vos recherches ?
David Le Breton : Je suis né en 1953 au Mans. J’ai grandi dans un milieu ouvrier et découvert les joies de la lecture à la bibliothèque de l’usine Renault où travaillait mon père. J’étais un adolescent très mal dans ma peau éprouvant des difficultés à trouver ma place dans un monde que je rêvais meilleur comme beaucoup de jeunes de la génération 68. En terminale, j’ai eu envie de faire des études de psychologie et de sociologie. Vers la fin des années 70, le corps fait l’objet d’un grand engouement : thérapies corporelles, bioénergie, gestalt-thérapie, etc. J’étais à l’époque hanté par la question de la mort. J’aurais sans doute fait une thèse sur l’anthropologie de la mort si, au même moment, des grands livres sur le sujet n’étaient parus comme ceux de Jean Ziegler, Louis-Vincent Thomas et Philippe Ariès. Aussi me suis-je intéressé au corps, sans doute parce que je le vivais de manière problématique, le tout lié à un sentiment diffus de mal-être. Je me suis alors engagé avec Jean Duvignaud dans des recherches pour comprendre comment les sociétés humaines percevaient et façonnaient le corps.

Gtao : Durant vos recherches, ce mal de vivre continuait-il à vous hanter ?
D.L.B. : Oui, à tel point que juste avant de soutenir ma thèse, je suis parti au Brésil en pensant ne jamais retourner en France. Je voulais me perdre, mais avec sans doute l’espoir de trouver un sens à ma vie… Mais j’ai emmené avec moi le mal de vivre qui me taraudait, je me suis heurté encore plus violemment au monde. J’ai erré pendant des mois au Brésil dans un total désespoir, sans argent, à pied, en stop, en bateau… L’écriture a été pour moi le balancier qui me permettait de tenir sur le fil du rasoir, même si mon existence était prête à basculer. Tout les jours, j’écrivais. J’inventais une écriture du cri : le livre du Crire (jeu de mot entre "cri" et "écrire"). C’est ainsi que j’ai accompli ma traversée de la nuit. Mon premier livre, un roman : La danse amazonienne (1) retrace d’ailleurs sous une forme romancée cette quête douloureuse de soi. Et puis j’ai eu un moment de lucidité, une révélation ...

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