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Point de vue sur un théâtre énergétique

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Là où l’Occident recherche un “ art glorieux “qui offre succès et reconnaissance, l’Orient lui s’efface derrière un “ art d’humilité “ afin d’atteindre l’essence du Tao : le vide parfait.

Par François Mérinis


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Extrait de la revue : Génération Tao n°7
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Descriptif

Au-delà du clivage Orient-Occident, il existe une complémentarité à l’image du Yin-Yang. Notre manque artistique reste toujours ce véritable fond que détient l’Orient, le sens spirituel de l’œuvre. En échange, l’art oriental a certainement beaucoup à apprendre de notre « force créatrice ». J’ai pratiqué le théâtre, et par la suite me suis formé en art-thérapie (1), dans l’esprit noble de l’art comme chemin d’éveil. Si je vous fais part ici du témoignage de mon parcours artistique, c’est non seulement parce que je pratique les arts martiaux et les arts énergétiques taoïstes, mais aussi parce que ceux-ci nourrissent ma pratique théâtrale. Réunir théâtre et Tao n’est pas simple, il faut voir au-delà des incompatibilités entre les deux systèmes de pensée. Dans la majorité des théâtres d’Occident, on parle d’énergie en tant qu’intensité dramatique émotionnelle : l’émotion est réellement vécue par l’acteur, qui s’identifie à elle et au personnage qu’il joue. A l’inverse, l’acteur d’opéra chinois est détaché de l’émotion dans son jeu, il la symbolise par une gestuelle, des artifices et codes, mais ne la vit pas et ne s’identifie pas au personnage. D’un point de vue taoïste qui prend en compte les trois foyers alchimiques du corps, l’énergie artistique occidentale est vécue dans le foyer émotionnel, alors que celle de l’Orient se vit dans un équilibre des trois dont le centre est le Dan Tian situé dans le 1er foyer. Je me suis moi-même très souvent laissé prendre au piège de l’identification avec les personnages que je jouais : l’orgueil artistique et la performance théâtrale, ont créé en moi des désordres émotionnels. Mes enseignants taoïstes, Pol Charoy et Imanou Risselard, ont cette qualité d’être des artistes du Tao, pratiquant l’Art martial et l’Art énergétique avec un grand A. Leur sensibilité m’a inspiré les ponts que je construis entre ces deux mondes. Dans la pratique de la respiration alchimique et de la bio-énergie taoïste, je retrouve la globalité de mon être, la rondeur des gestes, l’aspect yin-yang des mouvements, le placement juste du corps, la circulation de l’énergie... En parallèle et avec l’aide de François Guillier, mon professeur de théâtre, j’ai travaillé l’Arlequin de la Comedia dell’Arte (2). J’ai retrouvé avec stupéfaction dans ce personnage les mêmes positions, déplacements et mouvements de base que ceux du Wushu ou du Taijiquan. Ainsi dans ma quête artistique, plusieurs expériences m’ont fait prendre conscience que les rôles très différents j’avais été amené à ...

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